Gagnez de l’argent pendant que vous dormez avec La « Muse », votre micro-business automatisé

Gagnez de l’argent pendant que vous dormez avec La « Muse », votre micro-business automatisé

Est-ce que créer son business dans le but, non pas de générer à tout prix un maximum de revenus, mais plutôt de gagner en liberté de temps et de mouvement, cela vous tente ? De nombreuses méthodes issues de l’expérience ont vu le jour. Simples en apparence, elles demandent en réalité une manipulation assez complexe du modèle économique associé à l’idée. C’est un défi pour les passionnés d’entrepreneuriat. Avec la prolifération de la culture de la hâte et la popularité des livres qui professent l’importance de diversifier vos revenus passifs définissons ce qu’est exactement une idée d’affaires muse.

Le principe

La Muse est un modèle économique très intéressant à analyser – et à concevoir – pour quiconque s’intéresse. Il s’agit d’un micro-business, le plus souvent en rapport avec le Web, destiné à produire une rentabilité maximale par heure travaillée, pour un nombre d’heures de travail aussi réduit que possible. Et, point déterminant pour la caractériser, il faut qu’elle soit à même de libérer son créateur de toute contrainte géographique. Une muse doit pouvoir se gérer de pratiquement n’importe quel lieu où une connexion Internet est disponible.

Une des spécificités d’une Muse réside dans le fait qu’elle tourne résolument le dos à toutes les pratiques « sociales » extrêmement chronophages du web moderne, dont elle refuse les contraintes : alors que le web 2.0 fait la part belle à l’interaction, aux communautés et autres réseaux sociaux, on recherche ici le minimum d’interaction possible avec les utilisateurs du service, préfèrant une automatisation maximale des tâches. Le principe sous-jacent de la Muse prend donc résolument le contre-pied d’une tendance lourde de notre début de siècle.

La mise en pratique d’une telle idée peut nécessiter une quantité de travail importante. Mais sitôt parvenue en vitesse de croisière, une muse réussie doit se faire la plus discrète possible dans la vie de son concepteur. Ceci, de manière à lui permettre d’atteindre par la suite des objectifs plus élevés.
Naissance du concept

Relativement récent en tant que tel, il appartient clairement à l’époque de la mondialisation et des Nouvelles Technologies de la Communication. L’idée de Muse a en tout cas été popularisée en 2007 par Tim Ferris, web-entrepreneur et aventurier américain, à travers son best-seller

La Semaine de 4 heures, livre synthétisant les retours d’expériences et témoignages de lecteurs de son blog. Son credo est de déterminer, pour chaque situation professionnelle à laquelle il est confronté, quels sont éléments déterminants sur lesquels il convient de se concentrer pour un maximum de résultats sur base du principe de Pareto, ou loi des 20/80.

Selon lui, les principaux éléments caractérisant une Muse par rapport à un business classique sont :

• Une offre imaginée pour répondre à un besoin très spécifique, sur un marché de niche
• Un outil entièrement automatisé conçu pour générer de la trésorerie
• Une conception minimaliste, fonctions limitées au strict minimum pour le client.
• Le temps requis pour travailler à son fonctionnement courant réduit au maximum, une fois que l’on est parvenu en vitesse de croisière

Liberté géographique maximale

Une définition des actions à mener qui suit les principes de Pareto : on identifie et on ne met en œuvre que les 20% d’actions qui apporteront 80% des résultats, chaque fois que c’est possible (sélection des types de clients, choix des fonctionnalités du service, du système de paiement…).
On n’hésite jamais à renoncer à un peu de revenus financiers, si ceci peut nous éviter de gros tracas. La tranquillité d’esprit prime sur la rentabilité.

Idéalement, une Muse devrait également intégrer ces critères :

• Business en rapport avec le Web (plus facile de pouvoir travailler depuis n’importe quel endroit du monde, tant qu’une connexion web est disponible)
• Recours maximal à l’externalisation, plutôt qu’à l’embauche directe de salariés via des sites de micro-services comme 5euro.com par exemple
• Business en rapport avec une activité ou une passion de son créateur, celui-ci devant idéalement être membre de son marché cible pour réellement comprendre de quoi ses pairs ont besoin. Ce facteur n’est pas absolument indispensable, mais améliore grandement les chances de réussite.
• Absence de délais de paiements accordés aux clients, le paiement se faisant directement au moment de la transaction. Plus sûr financièrement.
• Prix dans le haut de la fourchette de ceux pratiqués sur son marché, idéalement dans les 50-200€. Des prix plus élevés réduisent généralement le nombre de clients, sans forcément sacrifier le revenu. La gestion de l’ensemble s’en trouve simplifiée.
• Recours fortement conseillé à un « mentor », ayant déjà réalisé avec succès ce type de projet, et susceptible de fournir conseils avisés et retours d’expériences.

Méthodologie de création d’une Muse

Une proposition de méthodologie visant à concevoir un tel outil est proposée dans le livre de Tim.

1. Choisisez un marché de niche à votre portée

Le principe est, pour le candidat à la création d’un business de ce type, de partir d’un marché dont il fait partie en tant que client, ce qui lui permettra de mieux en comprendre les attentes. Si ce marché est trop large, il s’agit alors de le segmenter, en se concentrant sur une fraction précisément identifiée du marché global (se spécialiser sur une clientèle de niche). L’existence d’une niche est validée à partir du moment où un magazine ou tout autre type de média en ligne lui est consacré, et bénéficie d’un lectorat d’au moins 15.000 personnes par mois.

2. Trouvez un produit adapté à cette niche

Il s’agit à présent de créer un produit physique ou numérique (tel un ebook ou un programme de formation en ligne) destiné à cette niche précise. On s’attaque un problème du marché-cible qu’on se propose de résoudre, ou éventuellement on travaille sur une envie que l’on cherche à combler. Le prix idéal conseillé pour le client devrait se situer dans la fourchette 50-200€. Le bénéfice du produit doit pouvoir s’expliquer clairement en une phrase.

3. Testez l’idée de produit avant sa création

L’idée est à présent de créer un site marchand pour le produit, et d’y diriger des clients (par exemple avec l’achat d’AdWords, ou de publicité ciblée sur Facebook) et d’observer les taux de conversions (fictifs) obtenus : combien de prospects auraient effectivement été jusqu’à cliquer sur le bouton d’achat ? Le site de vente lui renverra un message d’erreur, évoquant par exemple une rupture de stock. Mais un test concluant permettra de passer à l’étape suivante, à savoir la création ou la commande effective du produit, en vue de sa commercialisation réelle.

4. Commercialisation effective

Durant les premiers temps, la Muse se gère comme une affaire classique, et son créateur doit veiller à augmenter progressivement son volume de vente. Toutefois, si celui-ci finit par décoller comme prévu, il cherchera à s’extraire progressivement du processus, en recourant à l’automatisation (produits numériques, applications en ligne) ou à la sous-traitance (par des sociétés de services logistiques aux entreprises, pour les produits physiques).

Les types de business à privilégier
Les modèles économiques qui se prêtent particulièrement aux business automatisés sont :
• Le drop-shipping : distribution en ligne d’un produit, expédié en réalité par son concepteur. Le site chinois Ali Express propose des millions d’articles en drop-shipping, c’est-à-dire que vous exposez simplement ces produits sur un site marchand et eux s’occupe de livrer le client final. Des plateformes comme Shopify permettent de créer un site marchant en quelques clics.
• L’affiliation : promotion des produits d’une autre personne, contre commission comme le Club partenaire Amazon qui vous rétribue sur la vente d’articles.
• La création et distribution de produits numériques et téléchargeables : ne nécessitant pas de stocks, reproductible à l’infini, ils permettant généralement des marges intéressantes. Le produit d’information est, par sa nature, l’instrument privilégié autour duquel on créée une Muse.
• Les applications en ligne : Le fait que le nombre de connexions à un tel service soit potentiellement presque infini, et qu’elles ne nécessitent pas non plus de gérer des stocks, les rend également très intéressantes.

La finalité d’une Muse

Contrairement à la plupart des projets portés par des entrepreneurs, la Muse représente rarement une fin en soi, ou l’aboutissement d’une carrière. C’est au contraire un commencement, un préalable à la réalisation d’un autre projet, souvent d’ordre personnel, et c’est toujours dans cette optique que l’on en créée une.

En premier lieu, en libérant au maximum son créateur de la contrainte géographique, la Muse doit lui permettre de voyager librement. Le propriétaire d’une Muse est souvent un passionné de voyages. Sa motivation peut également être de faciliter sa mobilité entre plusieurs villes dynamiques, pour rechercher partenaires et mentors à l’échelle mondiale, sans se laisser limiter par les problèmes de distance ou de résidence.

En second lieu, une fois passé le temps de conception et de développement, la Muse doit libérer son créateur de la nécessité de travailler toute la semaine selon un objectif alimentaire. Elle doit lui permettre de réserver son temps avec la tranquillité d’esprit nécessaire à des réalisations de plus grande envergure, en rapport avec ses objectifs personnels. S’il ne s’agit pas forcément de voyager, ce peut-être, typiquement, le développement d’une start-up innovante dans laquelle il place de grandes ambitions…

Pour conclure…

Alors, mythe ou réalité ? La Muse représente une sorte d’idéal pour certains. Certaines personnes parviennent à concevoir des business qui comportent une partie des caractéristiques décrites, sans en respecter l’ensemble, et donc sans réellement offrir cette liberté de temps ou géographique recherchée… Concevoir une véritable Muse est plus complexe qu’il n’y paraît de prime abord, de même que la rendre pérenne dans le temps.

On trouve sur le web un certain nombre de méthodes se proposant d’enseigner à créer un tel business facilement et rapidement. Le paradoxe d’une Muse réside dans le fait que mettre en place un tel business minimaliste va requérir une mobilisation de connaissances très pointues en marketing, ainsi que beaucoup de rigueur. Mais, pour les passionnés d’un domaine capables de consacrer du temps à apprendre l’entrepreneuriat en complément, comme pour les multi-entrepreneurs, le jeu en vaut vraiment la chandelle, croyez-moi!

 

Thierry Depré

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